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1 août 2026 6 01 /08 /août /2026 23:45

Je préconise l’ajout du tréma sur le u dans le nom gageure et dans le verbe arguer : ça donnerait argüer et gageüre. En effet, le u de ces mots se prononce.

Au milieu du nom gageure se trouve un e qui n’était destiné qu’à adoucir le g et à lui donner le son du j (comme dans le prénom Georges). Quant au verbe arguer, c’est un mot de trois syllabes. Gageure ne rime pas avec nageur, et Il argue ne rime pas avec Il nargue.

On ajouterait soit le tréma, soit l’accent circonflexe comme dans piqûre.

Pourquoi une réforme orthographique aussi peu coûteuse n’est-elle pas venue à l’esprit de nos linguistes ? Surtout quand il était encore temps de la faire… Les mauvaises prononciations « ga-jeure » ou « ar-gué » se sont répandues au cours des trente dernières années.

L’ajout d’un signe diacritique, en rapprochant la graphie de sa prononciation réelle, aurait empêché le divorce que nous constatons aujourd’hui entre des mots qui sont de la même famille : arguer et argument, ou qui relèvent d’un processus identique de suffixation : gageure et morsure, verdure, brûlure

On a parfois l’impression que le vrai projet des linguistes n’est pas de consolider la connaissance commune de notre langue mais de l’affaiblir.

Ils ont d’autres priorités. On se rappelle que certains d’entre eux se sont battus pour que le vieil accent aigu du deuxième e d’événement soit officiellement remplacé (voir Prononciation nouvelle du « e » interne) par un accent grave.

 

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commentaires

C
Comme correcteur, j'applique depuis bien longtemps les recommandations de l'Académie française (dites "rectifications de 1990"), notamment pour le tréma en question (gageüre, argüer, aigüe, etc.). C'est en effet logique et de bon gout. Je rappelle à cette occasion que ces graphies sont censées être privilégiées par les enseignants et dans les écrits administratifs. Les dictionnaires usuels les ont incorporées même si les anciennes restent tolérées.
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G
Bonjour ! La réforme de l'orthographe Rocard, dite “de 1990”, vous a entendu ; je cite la règle C3 :<br /> « Le tréma est déplacé sur la lettre u, qui correspond à un son dans les suites -güe- et -güi- (ex. : aigüe, ambigüe, ambigüité). N.B. : Afin de corriger des prononciations jugées défectueuses, le tréma est ajouté dans quelques mots (ex. : argüer, gageüre, rongeüre). »
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G
Vous avez raison : personne n’applique cette réforme. Les seuls qui la connaissent sont ceux qui n’en n'ont pas besoin. L’école ne joue pas son rôle.
F
Je ne vois personne l'appliquer ! Mais, au moins, ceux qui utiliseront ces graphies rationnelles sauront qu'ils ne sont pas hors la loi. Merci pour ce précieux renseignement, Gildas.
B
Je suis d'accord ! Entendre "arguer" prononcé "argher" m'agace autant que "chafouin" utilisé comme synonyme de "chagriné" ou "cinquantenaire" à la place de "quinquagénaire".
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A
entièrement d'accord; enfin!! <br /> mais plutôt un accent circonflexe; car pour les rimes il faudrait penser à la ciguë / à aiguë et dans ce cas faudrait-il écrire "arguë" ( il est bien inutile dans ce cas qu'il arguë/ que piètre botaniste, il ignore la ciguë)
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F
Cher André, la graphie « cigüe », qui est admise, me semble hautement recommandable.
A
Oui, mille fois oui !
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