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Je pense que la tâche de la prochaine génération d’écrivains, en face de la plus terrible menace qu’ait connue la littérature française, va être d’y réintroduire… la syntaxe.

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:50

Première remarque :

Comme on l’a sans doute déjà observé, à chaque fois que je mentionne le titre d’une œuvre littéraire, je me plie à l’usage recommandé par Grevisse-Goosse (Le Bon usage, édition de 1988, § 100) : Pour éviter l’arbitraire (pourquoi l’article défini est-il traité autrement que l’article indéfini ?) et les discordances, l’usage le plus simple et le plus clair est de mettre la majuscule au premier mot seulement, quel qu’il soit. Évidemment, à l’intérieur des titres, on respecte la majuscule mise aux noms propres et aux abstraits personnifiés.

C’est pourquoi, dans mes analyses comme dans les parenthèses où je donne la référence des textes, j’utilise ce mode de mise en forme : Le mari de Léon, plutôt que : Le Mari de Léon, ou que le Mari de Léon. Mais il va de soi qu’à l’intérieur des extraits placés entre guillemets, la transcription suit exactement l’usage adopté par les auteurs.

 

Deuxième remarque :

On me reprochera sans doute le fait que je ne me sois pas encore résolu à mettre une majuscule au mot éditions (les éditions Gallimard, les éditions de Minuit, les éditions Fleuve Noir…). Par cette majuscule, les éditeurs veulent faire voir avec insistance que leur activité fait partie de leur nom déposé. Je crois préférable d’appliquer à cet objet la règle qui vaut pour les mers, les fleuves, les îles, et qui fait que nous écrivons : mer Méditerranée, fleuve Jaune et île Saint-Louis… En effet, il y a peu de risques que quelqu’un confonde les « éditions » successives de tel ou tel ouvrage avec les « Éditions » X qui le publient, et enfin je trouve que les occasions de hérisser une phrase de majuscules sont déjà assez nombreuses, sans qu’il faille y ajouter le respect d’un usage qui est plus décoratif que signifiant.

 

Troisième remarque :

Je me trouve bien ennuyé par les noms de collections, en particulier lorsqu’ils commencent par un article défini : collection L’Imaginaire, collection L’Infini, collection Le sentiment géographique… Ils m’obligent à contrevenir à tous les principes que je viens de dégager et de clarifier. Bien sûr, il me suffirait d’écrire ces noms en italique pour que le problème soit résolu : collection L’Imaginaire, collection L’un et l’autre, collection Scripto, etc. Mais alors le nom de la collection serait mis sur le même plan que le titre de l’œuvre, ce que j’ai précisément cherché à éviter. Quant à mettre le nom de la collection entre guillemets, je m’y refuse aussi : cela créerait une interférence avec les extraits cités. Et impossible de dire : collection de l’Imaginaire, de l’Infini, de l’Un et de l’autre ; bien que cela puisse donner à réfléchir sur la signification profonde de certaines appellations… Je laisserai donc ces noms de collections tels que je les ai libellés jusqu’à présent. Il faut considérer ce choix comme un pis-aller.

 

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Published by Forator
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